Elle demeure toutefois sous le contrôle de l’autorité militaire
Le 28 juin 1924, Monsieur L. PETIT est élu président en remplacement de Monsieur Alfred GRANCIER, décédé.
A partir de cette date les démarches sont entreprises dans le but de reconstruire le stand. Les dommages de guerre payés à la société s’élèvent à :
Immeuble : perte subie 12900 francs
Frais supplémentaires 10845 «
Dépréciation vetusté 2000 « Soit 25745 francs
Meubles perte subie 1800 francs
Frais supplémentaires 3000 « Soit 4800 francs
Une nouvelle démarche est tentée auprès des services de l’O.N.F pour obtenir l’autorisation de prolonger le stand à 200 mètres. Cette démarche n’ayant pas aboutie il est décidé de faire intervenir un parlementaire de l’Oise. Après maintes correspondances, cette autorisation est refusée définitivement par Monsieur le ministre de l’agriculture. Lors de l’assemblée générale du 13 février 1927, il est donc décidé de s’occuper de la réinstallation du stand à 100 mètres tel qu’il était en 1914 et au même endroit. Monsieur DARONAT, architecte à ATTICHY est chargé de dresser les plans du nouveau stand, d’établir les devis et de suivre la bonne exécution de cette réalisation. Le stand comportera donc 2 postes de tir à 100 mètres pour les tir au fusil et 4 postes à 20 mètres pour les tir à la carabine 6 mm. . Les fenêtres se trouvants dans le hall d’accueil actuel donnants sur le stand 10 mètres, matérialisent les pas de tir de l’époque. Des murs de protections en pierres blanches séparaient les différents stands et une fosse de paletage située sous la ciblerie à 100 mètres permettait aux tireurs de visualiser leurs résultats
Le 19 janvier 1929, Monsieur de JUMILHAC est élu président. Lors de cette séance, il est décidé à l’unanimité d'accepter le stand tel qu’il a été défini par l’architecte et la demande de construction est déposé à la préfecture. Les adjudications seront lancées suivant le devis établi par l’architecte et suivies par une commission de 6 personnes composée du président, du vice-président, du directeur de tir, du secrétaire, du trésorier et d’un membre.
Le 10 juillet 1936, Monsieur Maurice LEGRAND est élu président
En 1937, une grande fête est organisée pour le cinquantenaire de la société.
Les concours et championnats ont repris ; ils sont toujours effectués aux fusil GRAS et LEBEL, ainsi qu’à la carabine 6 mm.. La société se distingue dans chacun d’eux et les tireurs de TRACY LE MONT sont toujours présent sur les pas de tir et podiums de la région.
A nouveau en 1939, des menaces de guerre se font sentir et en mai 1940 la France est à nouveau envahie pour une période 4 ans. Si cette fois TRACY LE MONT n’est pas situé dans la zone des opérations, les activités de la société sont suspendue par les autorités occupantes.
1945
L’armistice a été signée à REIMS mettant fin à ces 5 années d’hostilités en Europe. TRACY LE MONT n’a pas subit de dégâts majeurs dus à la guerre. Le stand est toujours présent, debout n’ayant subit que les méfaits d’une inactivité et d’un manque d’entretien.
Le 30 novembre 1946, Monsieur VASSEUR Edouard réuni en assemblée générale les membres de la société encore présents dans le village et les environs, afin de procéder à la remise en activité de celle-ci.
Le stand n’étant pas en état, le siège de la société est provisoirement fixé au domicile de Monsieur FOSSET Christian.
Les membres présents décident de procéder à la réélection du bureau au scrutin secret.
Sont élus :
Monsieur BONNELL Alain Président
« VASSEUR Edouard Vice-président
« HONGRE Fernand Directeur de tir
« FOSSET Christian Secrétaire
« ZIEGELMEYER Marc Secrétaire adjoint
« ROSIER Marcel Trésorier
« FRAMBOURG Julien Trésorier adjoint
La reconstitution de la société est décidée ainsi que la reprise des tirs. A cet effet, la mise en route des travaux de réfection du stand est également décidée. Monsieur CHAIZEAU , architecte à COMPIEGNE, est chargé de rédiger et déposer le dossier relatif aux dommages de guerre.
Les concours de tir reprennent avec des carabines d’emprunt, les fusils et carabines déposés à la mairie en 1939 n’ayant pas été récupérés .
A cette époque, les membres du bureau se rapprochent de la fédération de tir à PARIS, afin de licencier les tireurs et de pouvoir bénéficier de certains avantages financiers ou matériels pour le bon fonctionnement de la société.
Malgré tous les efforts déployés par les dirigeants et les tireurs, la société ne parvient pas à retrouver son activité d’antan. Les événements ayant lieu en Indochine d’une part et ensuite en Algérie portent un coup fatal à la société et celle-ci retombe une fois de plus en sommeil pour quelques années. Durant cette période, le stand sera utilisé par l’armée qui entraînera au tir les nouvelles recrues avant leur départ vers l’Algérie, et plus tard une classe d’école y sera installée.
1973
Le conflit algérien est résolu par la déclaration de l’indépendance des départements nord-africains, le calme est également revenu en France, et une stabilité économique et politique paraissant durable s’instaure dans le pays. Aussi quelques anciens membres de la société de tir, messieurs ZIEGELMEYER Marc et son frère Guy, ainsi que monsieur LAZARD VOUTCHKOVITCH décident de réunir les anciens tireurs et certaines personnes intéressées par le tir, activité qui a perdu sa vocation première, mais devient un sport reconnu.
Aussi, une réunion à lieu dans la salle de la mairie le 2 juin 1973 en présence de monsieur DHUICQ André, maire de la commune. Ce dernier sera élu président d'honneur et Monsieur LEBRUN Paul président.
Lors de l’assemblée générale du 7 juin 1973 il est décidé que la société reprendra son nom initial , à savoir :